Ça c'est ma ville, je l'aime elle est trop belle.
À pas lents et tardifs, tout seul je me promène dans les rues d'Oran.
Ville et port lumière aux deux lions, vestige en pierre d'une fierté.
Warhan d'un temps ancien, des tribus berbères de Nefz et Mosgen.
Les plus beaux rivages de berbérie, donnant sur une mer violette.
On mesure les faits en rêvant, les plus sauvages lieux souvent envahis.
Des endroits non éclipsés d'aucune trace humaine, mémoire de siècles.
Reste encore les pierres de murailles, la protégeant des conquérants.
D'un aperçu, je choisis de mes yeux ! La vue magnifique de sa mosquée.
J'adore une merveille voulant trouver son c½ur ! Je chante sa conquête.
J'aimerais la victoire sur ce qui plaît, en lieu de marcher dans ma tête.
Je n'ai que ce rempart, celui d'une conscience pour défendre ma peine.
Les Oranais sont des habitants d'action, puissants, beaux et fiers.
Qui comprendrait voyant par-dehors soupirs furieux, de ma recherche.
Je suis devant le théâtre, et la gare d'Oran ! M'éblouis de leur beauté.
Cacher mon désir aux esprits curieux, devant le port de Santa Cruz.
La baie d'Oran sous le soleil d'Afrique, transpire de tragiques souvenirs.
Il y a désormais ni espagnol ni français, sceller à la grotte miraculeuse.
Celle qui fut le temps d'une prière, arrachant ces habitants au choléra.
J'adore une merveille voulant trouver son c½ur ! Je chante sa conquête.
J'aimerais la victoire sur ce qui plaît, en lieu de marcher dans ma tête.
Qui de par ma vision, du collège st louis a la dépouille de Sidi el Houari.
Jugeant combien tant la flamme est humaine, je suis visiteur de la casbah.
La trempe de ma vie à toute autre celée, je cherche un prince Oranais.
Que l'amour ne me découvre et ne vienne à me trouver, en mon désert.
Je me trouve figé à rester rêvé devant la montagne d'Aïdour (Murdjajo).
Sauvage est ma pensée, je me trouve devant le cimetière de Sidi El Fillali.
Je ne puis me sauver, tant mes songes sont à chercher où est mon prince.
J'ai beau me cacher, derrière le chant berbère, amour, gloire et liberté.
J'adore une merveille voulant trouver son c½ur ! Je chante sa conquête.
J'aimerais la victoire sur ce qui plaît, en lieu de marcher dans ma tête.
Mes dissensions et mes déchirements continus, affaiblissent mon royaume.
Oran bas, Oran haut, joue de ma tempête, près du port de Mers-el-Kebir.
L'amour me rassure et me fait peur aussi, me pourchasse et me fuit de lui.
Les vents de sables, porteront à tes lèvres le thé à la menthe du Sahara.
Chaque grain, virevolte de l'âme fière des Touaregs aux yeux bleus du ciel.
Ceux qui de ta belle naissance furent donnés, chantant deux notes musicales.
Je suis un être victorieux en ce qui te plaît, tout en marchant dans ma tête.
Je chante ta conquête ! J'adore ta vraie beauté, car j'ai retrouvé ton c½ur.